Statut : Association
Nombre de salarié.e.s : 4
Année de création : 2020
Localisation : Espace Carmagnole, à Vaulx-en-Velin (La Soie)
Objet : Favoriser les liens entre les urbains et la nature à travers des activités de jardinage et des ateliers éducatifs collectifs
Bienvenue à l’Espace Carmagnole de Vaulx-en-Velin, à deux pas du tram : une Maison des Associations dans laquelle Graines Urbaines a installé son bureau. Si les locaux sont partagés, l’extérieur attenant lui, était alors inutilisé. L’espace était succinctement entretenu (entendez « tondu ») par la Ville, jusqu’à ce que Graines Urbaines se l’approprie, souhaitant en faire un espace jardin.
Le lieu s’organise en différentes zones : détente, récupération des eaux de pluie, mare, potager en mandala, spirale d’aromatiques, culture en bacs pour les zones impropres à la culture en peine terre, etc. C’est dans cet espace, que les bénévoles et habitants bénéficient des ateliers autour du jardinage en ville, proposés par les animateurs de l’association. Chacun vient pour s’initier au jardinage, créer du lien avec les autres participants, et avec la Terre.

Graines Urbaines propose également d’accompagner les collectifs comme des établissements scolaires, des résidences, ou encore des centres sociaux. Ceci, dans le but de faire vivre pleinement ce collectif et leurs donner les clés d’une mobilisation pleine de vie, le plus en autonomie possible, autour de leur propre espace cultivé ou jardin résidentiel.
Ici, on parle de jardinage, bien entendu ; mais aussi d’implication citoyenne, d’intelligence collective, de mobilisation de groupe, d’animation d’AG, de création et animation de collectifs, etc. Rien n’est laissé au hasard afin de donner toutes les chances à chacun de vivre une belle aventure collective.
Les ateliers proposés par l’association s’adressent également aux groupes scolaires. Ici, le ludique et les mains dans la terre sont privilégiés pour sensibiliser les plus jeunes, et favoriser la mise en place d’espaces potager dans les cours d’écoles.
Quand l’équipe n’est pas en animation, elle réfléchit à des projets, tels qu’une bibliothèque de ressources – mise à disposition sur leur site internet – ou encore l’agrandissement de la partie exploitée du jardin Carmagnole.


En bref, Graines Urbaines permet de se connecter à son environnement, en développant le lien à la Terre et aux autres. Et le petit « plus » du modèle ? Tous les ateliers sont gratuits pour les bénéficiaires finaux, afin que la question du financement ne soit pas une barrière à la mise en action.
Qui est Morgane ?
Si Morgane n’a pas suivi de formation en maraîchage, elle a pour autant acquis de l’expérience en faisant du woofing, et construit elle-même son expertise au fil des années et de ses expériences.
Elle sait depuis longtemps ce que signifie « mobiliser le collectif ». Dès ses études, elle est très active dans de multiples groupes engagés (scoutisme, séance en intelligence collective pour refaire le monde, associations). Nos lecteurs et acteurs fidèles savent qu’elle a, entre autres, co-fondé la MAULyon en 2019.
Par ailleurs, pendant trois ans, elle a été consultante en financement de l’innovation : une expérience qui lui a fait acquérir de sérieuses compétences en recherche de subventions, et en montage de dossiers de financements.
Aujourd’hui, salariée de sa propre association, en étant par ailleurs conseillère municipale déléguée à l’agriculture urbaine et paysanne, alimentation et approvisionnement à Villeurbanne, tout son engagement va au service de l’agriculture urbaine.
Morgane veille aux bons fonctionnement et financement de Graines Urbaines ; elle en initie les projets, fait émerger les prochaines initiatives, et encadre l’équipe constituée de salariés, alternants, services civiques et bénévoles.
Le mot de la fin : Morgane, qu’est-ce que l’agriculture urbaine selon toi, et quelle est ta manière d’y contribuer ?
Selon moi, l’agriculture urbaine est un mélange savant et différent pour chaque projet de production, de partage de connaissances (formation) et de convivialité (développement de liens sociaux).
C’est aussi un outil pour aider certaines personnes qui habitent la ville à se reconnecter à leur alimentation, à la saisonnalité, à la rencontre avec des personnes qui produisent une partie de leurs repas.
Ma manière d’y contribuer est de développer en ville des jardins nourriciers – mais pas que – et de les rendre autonomes.
